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ENTRETIEN AVEC MATTHEW DUBOIS Imprimer Envoyer

Le club : Evénement unique, tu es le premier de la prestigieuse lignée des DUBOIS à revêtir la tunique de la Fougère. Comment est ce arrivé ?

Matthew : Et bien je le dois à Christophe HAMACEK, qui fut mon entraîneur à Peyrehorade durant la saison 2007/2008 et qui me connaissait déjà. L’année suivante il arrivait à TYROSSE et avait émis le souhait que je le rejoigne, mais à cette époque je ne me sentais pas encore prêt. J’ai préféré attendre un an de plus afin de parfaire mon expérience au sein du PS,  grâce à la confiance des entraîneurs. Et c’est tout naturellement qu’après une saison correcte et régulière, que j’ai pris la décision de tenter ma chance au niveau supérieur.

Le club : On ne peut pas dire que tu as été épargné par les pépins physiques depuis ton intégration.

Comment les vis-tu ?

Matthew : J’essaie de ne pas me prendre la tête, car le rugby représente un sport à risque avec son lot de blessures. J’ai surtout été gêné en tout début de saison car je devais absolument faire mes preuves lors des matchs de préparation, alors que je n’ai pu en disputer qu’un seul. Coup du sort supplémentaire, nouvelle blessure à la cheville et sept nouvelles semaines d’indisponibilité alors que j’étais sur le terrain depuis moins de cinq minutes. Il a fallu relativiser en pensant que le pire avait été évité.

Le club : En signant à l’UST, la concurrence faisait partie du challenge. Quel est ton ressenti ?

Matthew : Pour être franc j’avais énormément d’appréhension au départ, compte tenu de la particularité de l’esprit tyrossais. J’avais peur de ne pas m’intégrer et en définitive les gars sont géniaux, l’ambiance top niveau, et  je  suis entièrement satisfait.

Le club : Tu étais vraiment en terre inconnue ?

Matthew: Non, car j’avais affronté certains de mes équipiers depuis les jeunes années avec Peyrehorade .J’ai joué avec d’autres au Lycée Borda  à Dax, et même une année en cadet avec Damien FERNON sous le maillot vert et blanc.

Le club : Ton jugement sur le niveau de cette Fédérale 1 pour une valeur sûre de l’échelon en dessous ?

Matthew : Avec Peyrehorade je n’ai joué que le milieu de tableau et n’ai pas eu la joie de connaître les années plus fastes. Ici, tout est différent que ce soit au niveau de la préparation, de la concentration des joueurs, de l’organisation et du niveau hautement technique des entraînements .Et puis tout va plus vite.

La descente de Pro D2 souvent synonyme de spirale négative a pu être digérée sans renoncement aux traditionnelles valeurs .La reconstruction s’est faite sur du solide avec des phases finales lors des quatre dernières saisons avec les moyens humains et financiers que l’on connaît, et ma foi cela me plaît bien

Le club  : Puisque nous espérons que tu voies le bout du tunnel , petite question insidieuse, si par aventure Tyrosse retrouvait en phase finale le Massy de ton oncle JEFF, aurais-tu un cas de conscience ?

Matthew : J’aurai adoré jouer contre mon oncle et encore plus avec lui. Mais si le cas se présentait, lui n’étant qu’entraîneur, aucune pitié, on les mangera tout cru.