| INTERVIEW STEPHANE CAMBOS |
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En retrouvant son fauteuil de leader au terme de la phase aller, et ce grâce à un excellent mois de Décembre, l’UST est-elle dans les « clous » ? Oui bien évidemment à la vue de 5 déplacements pour 4 réceptions, au cours desquelles nos adversaires de haut de tableau, sont repartis de la Fougère sans le moindre point comptable. De plus nous possédons plus de bonus offensifs, avant une deuxième phase qui devrait nous permettre de fructifier ce capital. Même si le match d’Oloron me reste en travers de la gorge (nous menions à la 80e minute) j’attends une très grosse performance contre Valence d’Agen. Aux éloges parfois dithyrambiques des deux saisons précédentes ont succédé quelques commentaires plus nuancés concernant le TYROSSE nouvelle version .Que répondre à cela ? Tout d’abord comparons ce qui peut l’être : en trois saisons nous avons changé autant de fois de formule de championnat (poules de 8 de 13 puis de 10). Aussi les cheminements diffèrent, seul le but d’atteindre le meilleur résultat possible compte à la fin. Quelle que soit leur nature, les jugements sont surfaits , montés en épingle dans les médias, et reposent en grande partie sur des perceptions fort éloignées de la réalité sportive .Personnellement je ne suis pas du genre à m’enflammer, pas plus que de tout remettre en cause à la moindre contreperformance. Seul le travail paie et la valeur se juge sur la durée, le reste c’est du folklore ou de la communication à objet ciblé. Pour l’instant, nous occupons la première place de la poule avec un goal average bonus en notre faveur, et se retrouver meilleure attaque de Fédérale 1 valorise notre jeu. Ce qui n’empêche que notre première saison a été fantastique de régularité (1 défaite en 14 rencontres à Périgueux) nourrie par les frustrations précédentes et la soif de réussite des joueurs... L’année suivante nous nous sommes désunis assez rapidement pour différentes raisons avec quelques « couacs » majuscules à Orthez, Tournefeuille ( relégués en Fédérale 2) et Castanet pour s’offrir en fin de compte de belles phases finales avec 1 seul échec à Béziers. Quoiqu’il en soit la nouvelle version du championnat me plaît énormément. Sans vouloir paraître présomptueux je répète mes propos du mois de décembre, à savoir que nous devrions être meilleurs au printemps prochain que lors des éditions précédentes .En tout cas nous travaillons en ce sens , les joueurs progressent individuellement, la Nationale B n’a jamais eu autant d’atouts ,et l’Equipe 1 s’avère plus complète qu’elle ne l’était, maintenant qu’elle a digéré la déception du non accès à la Pro D2, ainsi que l’intégration des joueurs de qualité qui nous ont rejoint. Pour la troisième année consécutive, te voici aux commandes de l’équipe fanion. Quelles évolutions notes- tu ? Nous voilà maintenant réinstallés dans les 4 à 6 meilleures formations de l’élite amateur, ce qui nous permet de postuler très logiquement à l’échelon supérieur. Le groupe des séniors est en pleine santé grâce au travail des collègues (Yannick, « Clos » et « Joe ») et bien sûr de Christophe DAMIEN pour la partie physique. A la reprise de l’entraînement le 3 Janvier, les joueurs fort nombreux arboraient tous un large sourire (sûrement l’effet première place ou….fêtes) Ayant eu la chance de conserver la plus grande partie de l’effectif, tout le groupe a progressé en maturité et responsabilité avec une dimension supplémentaire chez nos meneurs naturels. Ainsi avec un groupe d’avants très homogène, une ligne de trois-quarts plus technique et plus explosive, la concurrence est désormais rude à tous les postes, mais nous offre des solutions de rechange appréciables. Résultat : évolution au plan offensif et stratégique en essayant de produire un jeu plus élaboré (nous n’y arrivons pas toujours car il ya aussi des adversaires) et les statistiques parlent d’elles-mêmes : - 1e attaque de Fédérale 1 contre 12e place il y a deux saisons - 33 % d’essais en plus - 57 % de points marqués au pied avec deux excellents buteurs, contre 70% en 2009 même si Patxi était une sacré « gâchette » Tout cela afin de ne pas manquer de solution lorsque le niveau se resserre, lorsque défense et tirs aux buts ne suffisent pas en phases finales. En ce qui concerne nos points faibles, à nos concurrents de les décrypter. De notre côté, continuons à renforcer tout ce qui tourne autour de la préparation et du suivi capital physique du joueur (évaluation, suivi médical, réathlétisation des blessés ) .Aussi la salle de musculation s’avère un élément très positif qui devra pouvoir être complété. Ne s’expose t’on pas à la longue à un sentiment de routine vis-à-vis des joueurs ? Très sincèrement, la première difficulté à la reprise consistait à remobiliser le groupe à la suite de ce qui a été vécu comme un déni de justice du championnat. Les joueurs n’avaient pas accepté l’idée de repartir à ce niveau et je peux les comprendre .Pour l’anecdote au petit matin de notre échec, ils ont improvisé les paroles d’une chanson qui exprimait complètement leur déception sur l’air de................ « Comme d’habitude » Sans prétention mal placée ils ont un réel besoin de changer de niveau. J’ai espéré un déclic mais ne voyant rien venir « nous nous sommes expliqués »avant Ribérac et cela nous a été bénéfique. Après dans cette fonction d’entraîneur il est vrai que l’exposition est permanente (et cela fait partie pleinement du rôle que j’ai accepté) car les relations avec les joueurs ont énormément évolué, mais il ya lieu de distinguer routine et lassitude, car par définition la routine ou répétition est nécessaire à la performance en développant les capacités des acteurs. La seule parade, c’est la remise en question permanente de tous, joueurs et entraîneurs .A contrario nous savons tous que lorsqu’on gagne toutes les routines sont agréables. Sur quels critères l’effectif 2011/2012 a-t-il été modelé ? La primauté consistait à remplacer numériquement les joueurs partis et de mieux équilibrer l’effectif entre avants et trois-quarts, avec un renforcement au milieu du terrain par des spécialistes du poste et un profil plus véloce même si le pari « Adri » s’est avéré plus que concluant, et qu’il continue à bousculer allègrement les spécialistes chaque fois que je fais appel à lui. Et puis il fallait trouver un second buteur avec l’arrêt de Patxi DUPRE. L’approche professionnelle est –elle compatible avec la spécificité amateur de TYROSSE ? C’est un sujet fort intéressant sur lequel j’ai planché récemment à Marcoussis. Ma réponse est oui, mais avec des évolutions nécessaires notamment dans les structures, les conditions de préparation et suivi des joueurs. Dans tous ces domaines le club est d’ailleurs actif, mais le budget est bien évidemment le facteur clé d’accélération de ce processus absolument nécessaire. Durant la deuxième phase, l’équipe se déplace chez les rivaux potentiels pour la première place .A t’elle encore droit à un joker ? D’un point de vue comptable oui car ils sont repartis bredouilles de chez nous et qu’en neuf matchs il peut se passer beaucoup d’événements. De plus nous allons recevoir les moins bien classés alors qu’aller à Mauléon, Marmande ou Ribérac durant l’hiver risque de ne pas être une sinécure pour nos adversaires .J’espère surtout que notre montée en puissance va se confirmer pour tout faire afin de rester invaincus aux matchs retour. Toujours résolu à faire mentir le proverbe « jamais deux sans trois » qui signifierait autrement un nouvel échec aux portes de « Paradis » Plus que jamais, car ce groupe le méritait déjà l’an passé et je serai le plus heureux d’y arriver avec eux cette année encore, bien que sur notre route vont certainement se dresser des structures professionnelles comme Colomiers, Bourg, Lille, Montauban, Massy etc... Mais je crois fortement en eux, et suis persuadé que nous nous arrêterons là où ils auront décidé d’aller. Pourvu que cette fois ci ce soit derrière cette satanée porte.
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