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Tête à tête : François GELEZ

Déjà l’entame du deuxième tiers de la phase de poule. Peut-on dire que la victoire à Oloron a permis d’écoper la voie d’eau qui donnait une gîte inquiétante au navire tyrossais compte tenu des objectifs de la saison ?

Il est évident que cette victoire donne une autre allure à notre début de championnat. Si je mets à part notre non match à Nafarroa, l’équipe est en progression dans beaucoup de domaines, et cette victoire de prestige à Oloron va, je l’espère, conforter les joueurs dans l’idée que ce groupe est capable de vivre une belle aventure et qu’être ambitieux dans ce championnat de Fédérale 1 n’est pas un gros mot. Bien sûr, notre équilibre d’équipe est encore très perfectible, mais ce match d’Oloron nous donne, nous le staff, la conviction qu’on peut jouer un rugby complet, spectaculaire et efficace.

On ne va pas faire l’injure aux mordus de la main courante de te présenter. C’est en toute logique que tu as accepté ce rôle dans le triumvirat d’entraîneurs ?

Je suis trop Tyrossais dans mon cœur pour refuser ce challenge ! C’est pour moi une forme de logique que de rendre à ce club tout ce qu’il m’a donné en l’aidant à construire une nouvelle dynamique d’équipe et de club basée sur les valeurs qui m’ont construit. Je connaissais peu Fred et Stéphane, mais je savais qu’ils voulaient le bien de l’UST autant que moi, et à partir de là, les problèmes se résolvent vite. C’était pour moi aussi très important que David Dussau reste dans le staff sénior, car il est un peu le grand frère que je n’ai pas eu, et il est un « gardien du temple » Tyrossais sur qui on peut toujours compter.

Comment se répartissent les tâches, ceci pour rassurer les esprits critiques qui vous comparaient à l’armée mexicaine et sa pléthore de hauts gradés ?

On a découpé les tâches un peu différemment. Au lieu de faire coach avants/coach 3/4, je gère le secteur défensif dans son ensemble, Fred est responsable de la conquête et du secteur offensif en duo avec Stéphane.

De toute évidence le niveau de la Fédérale 1 est de plus en plus homogène à l’image des résultats du week-end dernier. Est-ce une donnée qui t’a surpris ?

Surpris non mais heureux qu’on soit revenu à une vraie Fédérale 1 car les clubs pros tirent le niveau de jeu vers le haut et on se rend compte que l’écart avec les autres équipes n’est pas si grand, comme ce match de Tarbes que nous aurions dû gagner.

En parallèle tu es le responsable du Centre de Formation. Avec cette structure sans pareille avec celles que tu as connues dans le monde professionnel, l’UST a-t-elle les moyens de ses louables ambitions ?

L’UST a surtout de l’avenir car ce centre regorge de jeunes de qualité. Il faut arrêter les complexes, on est capable de former d’excellents joueurs, la structure est performante et il faut regarder le futur avec optimisme.

Le retour d’anciens joueurs en charge d’équipes, comme R.FRIAND, ou ton compère de la charnière Crabos de la belle époque L.DUTILH, s’inscrivent-ils dans le tableau de bord de l’avenir immédiat du club ?

La meilleure manière de transmettre à nos jeunes ce qui fait la grandeur du rugby à Tyrosse, ce sont ces anciens joueurs qui perpétuent cette tradition, comme Michou Péry l’avait fait avec moi. Ce que j’ai retenu de mes années loin de la Fougère, c’est que toute la France du rugby connait Tyrosse, et beaucoup nous envient.

La phase retour comporte six déplacements. C’est là que va se jouer une place qualificative toujours dans les têtes ?

J’ai dit aux joueurs en début de saison qu’on devait se donner les moyens de gagner tous les matchs. Après 7 matchs, en gagner 6 était dans nos cordes, donc la devise du club « notre force c’est d’y croire » est plus que jamais d’actualité.

Propos recueillis par Jean-Jacques LECOUONA

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